À l’occasion du centenaire du mouvement Art déco (1925–2025)
l’Espace Déclic a le plaisir d’accueillir l’exposition “Art déco en Essonne”,
qui se tiendra du samedi 24 janvier au samedi 28 février 2026.
Cette exposition met en lumière les oeuvres de deux artistes
contemporains : Christian Bassot et Franck Senaud.
À travers une sélection de photographies et de créations graphiques, ces artistes explorent les formes géométriques, les lignes élégantes et le raffinement esthétique qui caractérisent l’Art déco. Leurs oeuvres offrent une relecture moderne de ce mouvement emblématique, tout en rendant hommage à l’héritage artistique et architectural qui a marqué le début du XXe siècle et continue d’influencer la création contemporaine.
Né lors de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de Paris en 1925, l’Art déco a révolutionné le design, l’architecture, les arts décoratifs et les arts visuels. Cent ans plus tard, cette exposition célèbre l’influence intemporelle du mouvement et invite le public à découvrir comment Christian Bassot et Franck Senaud mettent en avant les traces de cette architecture en Essonne, prolongent et réinterprètent cet héritage avec sensibilité et modernité.
Le vernissage aura lieu le samedi 24 janvier 2026 à 18h, offrant au public un moment privilégié pour rencontrer les artistes et échanger autour de leurs créations. L’exposition se déploie sur un mois, transformant l’Espace Déclic en un lieu de découverte et de dialogue autour de l’Art déco dans notre région.
Clôturant l’exposition, une conférence sera donnée à l’Espace Déclic, samedi 28 février 2026 à 17h, avec un dialogue entre Franck Senaud, historien de l’art, amoureux de l’Essonne et Frédéric Gatineau, Historien, Président de la société historique de l’Essone et du Hurepoix.
Deux artistes, deux regards, un même héritage : l’Art déco en Essonne.
À l’occasion du centenaire du mouvement Art déco, le Studio Déclic met à l’honneur Christian Bassot et Franck Senaud, deux artistes aux univers distincts et complémentaires.
Christian Bassot explore l’architecture Art déco de l’Essonne à travers ses photographies argentiques Noir et blanc avec un appareil Hasselblad 6×6 et une pellicule spéciale washi. Son travail met en lumière les lignes, les rythmes et les détails des bâtiments, révélant la modernité et l’élégance intemporelle de ce mouvement centenaire, avec effets de matière et artefacts particuliers.
Franck Senaud, par le dessin, propose une interprétation graphique de l’Art déco de notre département. Son travail mêle croquis, encre, feutre, stylos, aquarelle, crayon et parfois tipex, pour mettre en lumière ces architectures souvent ignorées ou méconnues. À la fois artistiques et documentaires, ses oeuvres offrent un regard savant et poétique sur cet héritage architectural essonnien.
Présentées côte à côte, leurs oeuvres dialoguent et nous invitent à redécouvrir l’Art déco de notre région sous un angle contemporain.
À la découverte de l’Art déco en Essonne
L’Art déco apparaît au début des années 1920, au moment où la société française s’ouvre à la modernité : progrès techniques, nouveaux matériaux (béton, brique, métal), élan industriel, développement de la culture sportive et de l’éducation. Le mouvement se caractérise par des lignes géométriques, des volumes simples et une esthétique épurée qui expriment cette modernité d’entre-deux-guerres. L’Essonne n’échappe pas à cette transformation.
Des collèges aux équipements sportifs, des bâtiments publics aux villas privées, le département conserve de nombreux témoins de cette période qui allie clarté, symétrie et sens du détail.
À l’occasion du centenaire de l’Art déco, qui fût officiellement reconnu comme un mouvement à partir de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes, organisée à Paris en 1925, voici six monuments essonniens emblématiques. Franck Sénaud, artiste, historien de l’art et auteur de « Dessein d’Essonne 1790-1929 » vous les présente :
La pergola de la Douce France – Étampes, 1925
Ce chef-d’oeuvre a été construit pour la grande exposition des arts décoratifs industriels et modernes de Paris de 1925. La pergola était installée sur l’esplanade des Invalides, devant un bassin triangulaire qui la reflétait. Sur ces quatre piliers de pierre, les maîtres sculpteurs tels que les frères Martel, Saupique, Pompon ou Zadkine créent des animaux et des personnages mythologiques celtiques -la mode est au retour à l’ordre ancien- sur des thématiques comme l’inspiration, l’amour et l’accomplissement.
Le parc Boussard – Lardy, 1927
S’il y a bien un domaine que l’Art déco va valoriser, c’est celui des jardins. Lors de l’exposition de Paris, Henri Boussard, habitant de Lardy, remarque un jardin. Il commande le même pour sa ville à son auteur, Joseph Marrast, qui le construisit avec des briques industrielles, dalles de béton, mosaïques de carrelages cassés et escaliers en grès taillés des carrières de Lardy. Il est toujours visitable, fait exceptionnel pour un jardin Art déco.
Ciné220 – Brétigny-sur-Orge, 1930-1936
Avec l’arrivée du cinéma parlant, de nombreuses salles de cinéma sont construites dans les années 30. L’objectif est triple pour les architectes : aménager techniquement l’écoute, augmenter la capacité d’accueil des salles mais surtout, attirer une nouvelle clientèle par le confort et le chic de l’esthétique Art déco. C’est un mélange de moderne et de classique rassurant : lignes épurées, murs blancs, fronton de façade, symétrie du plan, décor abstrait de vitraux de couleurs qui éclairent les escaliers de manière diffuse et douce…
L’ancienne gare de Massy-Palaiseau, 1937-1938
L’augmentation du nombre d’habitants et du transit ferroviaire en Seine-et-Oiseimpose la création d’une nouvelle gare par Louis Brachet, l’architecte de la Compagnie du Paris-Orléans. Cette dernière reprend les éléments typiques du style Art déco : structure en béton armé, transparence de vitraux et lignes droites, façades rythmées de briques et pierre pour jouer délicatement avec la couleur, décochements qui donne un air de château prestigieux à la façade.
Théâtre de Bligny – Briis-sous-Forges, 1934
Le théâtre de Bligny a été construit au sein des sanatoriums de Bligny afin « d’éduquer et divertir les pensionnaires des sanatoriums ». L’art comme soutien a besoin d’un bel écrin : un théâtre au coeur du parc est construit par l’architecte A. Colin. La façade forte de piliers de béton et brique invite à entrer dans un hall lumineux et accueillant. Le plafond, le sol, les escaliers intérieurs, les rampes en fer forgé et aluminium… tous les détails viennent d’un Art déco attaché aux détails et à l’artisanat. La salle de 625 places a lancé de futures stars (comme Jacques Brel et Georges Brassens). L’adage veut alors que « si Bligny rit, Paris rira. Si Bligny aime, Paris aimera ». Il se vérifiera à plusieurs reprises.
Hôtel de ville- Sainte-Geneviève-des-Bois, 1935
Au début des années 1930, suite à une forte croissance démographique, le conseil municipal commande un hôtel de ville plus important. Le nouvel édifice, dessiné par René Guignard, est spectaculaire. Le toit repose sur une impressionnante charpente en béton armé ; la façade symétrique dessine un imposant balcon ; les briques rouges, les écritures, la devise française et la forme du toit rythment l’ensemble. C’est l’âge d’or de l’Art déco !
Christian Bassot
Tout en exerçant la profession d’enseignant en biologie, Christian Bassot se consacreà la photographie d’art.
Autodidacte, il privilégie l’argentique, le noir et blanc et le tirage artisanal, cherchantà restituer l’âme des lieux qu’il photographie.
Passionné par l’interaction de l’homme avec son environnement, il explore friches industrielles, paysages urbains et ruraux, capturant la transformation des territoires et la mémoire des lieux.
Son travail a été récompensé à plusieurs reprises lors de concours et prix prestigieux, dont l’Unesco, Agfa, Ilford, la Bourse du Talent et la FNAC.
Franck Senaud,
artiste peintre et professeur d’Histoire de l’Art et des Idées,est Essonnien depuis 50 ans.
Il enseigne à l’université d’Évry, en classes préparatoires aux beaux-arts et à Polytechnique, partageant sa passion avec étudiants et amateurs depuis 28 ans.
Fondateur de l’association PREFIGURATIONS, il oeuvre depuis plus de 20 ans pourl’éducation populaire en Essonne, croisant habitants et curieux de l’histoire locale.
Auteur et dessinateur, il publie « Ville à dessein », sur la Ville Nouvelle d’Évry,et « Dessein d’Essonne », sur l’histoire du département 91, édités par le Studio Déclic.







